Vue du village à partir du belvédère

La chapelle de Tableau

Tableau élève sa chapelle

La chapelle de Tableau fut construite en 1911. À ce moment, le tout Sainte-Rose comptait déjà 181 âmes, dont 108 communiants. Basile Villeneuve (le père) fut le maître  d'oeuvre du petit temple. Terminé le 8 septembre, il est béni le 27, tandis que sa cloche - offerte par le curé Jean-Sévérin Pelletier de la paroisse Saint-Dominique de Jonquière, lequel avait été auparavant pasteur de l'Anse-Saint-Jean - l'est le lendemain même.
 
Les coûts directs de la construction ont été, rapporte-t-on, de quelque $275. La cloche, la lampe du sanctuaire, le calice de même que le Chemin de Croix ont été donnés.
 
Avant que ne fût élevée la petite chapelle, une humble chambre, où on avait suspendu l’image du Sacré-Cœur, servait, en quelque sorte, de lieu de prière à la communauté tablitoise
 
La bénédiction de la chapelle et de  sa cloche a donné lieu à de remarquables célébrations. Le bateau à vapeur. Le Marie-Louise, a amené à Tableau une quarantaine de personnes. Une collecte eut lieu à bord dont le fruit ($70) fut remis à la communauté qui l’utilisa aux fins de la fabrication de l’autel et du retable.
 
Un banquet «  très recherché », aux accents tout à fait exclusifs à Tableau, et dans sa façon et dans ses denrées, fut servi : truites rôties, saumon bouilli, perdrix au choux, civet de canard, ont composé un menu qui a ravi toutes les bouches.
 
Israël Morin, à qui Résimond Villeneuve avait vendu ses terres, et qui fit « patenter » le premier morceau de hameau, remit les pieds à Tableau, ce jour-là, après 26 ans. Israël Morin, indique-t-on, avait vendu son patrimoine à Thomas Claveau et à Basile Brassard, en 1885; puis, il partit s’installer à Bagotville. Ainsi, Basile Villeneuve acquit ses propriétés ( qui, à l’origine, appartenaient à son père, Résimond) de Basile Brassard, en 1892.
 
En 1911, Saint-Basile-de-Tableau ne comprenait encore que quatre familles; celle de Basile Villeneuve (père), celles de ses trois gendres, Wilbrod Durant, M.Georges Gauthier (père de Gérard), et Ernest Girard (à Joseph, à Cléophe) qui, en 1909, avait acheté le bien de Thomas Claveau. En 1918, Ernest Girard se défait de ses propriétés en faveur de son beau-frère, Wilbrod Durant. Après quoi, il part s’établir à l’anse de la Descente-des-femmes, et, plus tard, à l’anse à Cléophe. Enfin, vers les années ’30, ce dernier s’en fut bâtir maison à une lieue du « petit-Nord », en retrait de l’Anse d’en Haut
Habitèrent aussi à Tableau, Daniel Brassard ( qui y ouvrit la première scierie) et Georges Villeneuve (à Louison).
 
La présence du « doux sanctuaire » n’a toutefois pas accru le rythme des visites missionnaires. Ainsi, les gens du charmant hameau se rendaient-ils, à chaque dimanche, à Sainte-Rose-de-Lima pour assister à la messe.
 
En 1912, Saint-Rose a une population de 184 âmes : 141 communiants, et 5 familles. Déjà. Et bien que la communauté roseraine fût religieusement desservie par les paroisses de la rive sud, le territoire de la Descente-des-femmes dépendait administrativement de Saint-Fulgence.
 
En 1913 est érigée à Tableau, la première école. Autrefois, l’enseignement était prodigué dans les familles. La première institutrice fut, en 1888, Mme Georges Villeneuve, née Isola Claveau, petite-fille de Daniel Brassard, par sa mère.
 
La Descente-des-Femmes avait, depuis longtemps, son école. La population enfantile l’ayant largement justifiée. Cette école était sise au mitan de la grève de l’anse du Milieu, en face de l’ancienne fromagerie qui se trouvait tout à côté de la maison actuellement occupée par Rosaire Grenon (à Charles, à Napoléon, à Thomas).
 
C’est en 1883 que débarqua, à la Descente-des-Femmes, la première institutrice : Mme Henri Gravel, née Adeline tremblay (à Abel, de Bagotville). Elle a été remplacée par Mme Elosa Fortin.
 
Le 3 septembre 1941, les écoliers entrent dans une nouvelle construction qui comprend deux locaux de classe. Cet immeuble, encore solidement debout, est situé sur la « butte » et est habité par la famille Jean-Marie Girard (à Sylvio, à Joseph, à Cléophe)
1915. À la chapelle de la mission de Sainte-Rose, est ajouté le chœur et la sacristie.
 
En 1921, l'anse d'en Haut faut chantier....naval. On y construit, en effet, un bateau de fort tonnage en utilisant les magnifiques pins de l'endroit, et ce, pour le compte du capitaine Eugène Gagnon d'Anse-Saint-Jean, beau-père de feu Émile Grenon (à Napoléon, a Thomas). Ce bateau sera baptisé sous le nom de Saguenay Trader.